Au siècle dernier, on trouvait au village plusieurs cafés, plusieurs  épiceries, un marchand de fruits et légumes, deux ou trois boulangers, deux boucheries, un cinéma, deux forges, deux coiffeurs, trois fours à pain, une menuiserie, un hôtel, et il y avait un pressoir à huile d'origine, en dessous du Jardin Calas. La commune comprend les hameaux de Gourgazaud, Tholomiers, Vipur, La Tuilerie, Sainte-Eulalie, Calamiac le Haut et le Bas, Saussenac, Saint-Julien, Cantignergues et Montaud.

 

Situé dans le Minervois, l'origine du village est très ancienne. Cicéron le citait en 74 avant J.C sous le nom latin de "Cella Vinaria" qui signifie "cellier à vin". Lavineira, sa plus ancienne mention écrite en 1069, signifie "lieu planté de vignes". 

C'est au VIème siècle avant J.C. que les Grecs et les Romains ont introduit la vigne et l'olivier dans la région. Des traces de l'occupation romaine sont encore visibles autour du village (voie romaine, puits où l'on a retrouvé des amphores...), où la vigne a un grand rôle. 

En 870, Charles le Chauve donne à Sunarius (abbé de Lagrasse), une villa Anforaries et les Salines qui se trouvent au bas (ce serait l'étang de San-Celz, situé entre La Livinière et Azille). Cette villa en Minervois serait la Cella Vinaria bien connue à l'époque romaine.

Les chartes de l'Abbaye de Caunes mentionnent le village dès le commencement du 12ème siècle. La seigneurie est importante et toute dévouée à l'Abbaye de Caunes dont Hugues de La Livinière est l'abbé. En 1210, Pierre de La Livinière est seigneur et se range aux côtés de Guillaume, vicomte de Minerve. Après la défaite, Pierre est dépossédé de ses terres par Simon de Montfort qui installe dans le château un de ses lieutenants Pierre le Singlar. 

Originaire du Limousin, Jacques de La Jugie était venu s'établir dans le Midi et se fixa à La Livinière. Il est anobli en 1339. Son fils Nicolas lui succède et achète les places de La Livinière, et Saint-Julien en 1350. Marguerite de La Jugie, par son alliance avec François de Moustiers, permet à ce dernier de s'intituler Comte de Mérinville, Rieux, Azilhan, baron de La Livinière, seigneur de Ferrals. La Livinière est alors un bourg fortifié muni d'une ceinture de remparts percée de cinq portes.

Le 22 janvier 1790, création du département maritime du Bas-Languedoc ou de Montpellier. Saint-Pons devient district, le canton de La Livinière est créé avec Siran et Saint-Julien des Molières. Le village sera chef de canton pendant dix ans et compte  1200 habitants en 1881.

La Livinière est adossé aux contreforts du Causse et bénéficie d'un climat méditerranéen doux.

Entre mer méditerranée et Pyrénées et au pied de la Montagne Noire, la situation de notre village est parfaite pour explorer les richesses du Languedoc-Roussillon.

Le village regorge d'un patrimoine historique riche et d'une volonté grandissante de ses habitants à le faire découvrir au public.

Aujourd'hui, le village compte environ 550 habitants et les activités principales pratiquées sont la viticulture et l'oléiculture. Il est le berceau du premier crû du Languedoc, le Crû Minervois La Livinière, appellation obtenue en 1999. Le renouveau de l'oleiculture est en plein essort et de plus en plus d'exploitations viticoles se convertissent au bio.



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